double peine

Le bégaiement est un handicap (je reviendrais prochainement sur cette notion de handicap) particulier puisqu’il varie suivant beaucoup de choses. Le contexte peut avoir une grande incidence.

Il y a des cercles vicieux autour du bégaiement. J’en nommerai deux ici.

Comme je le disais dans un article précédent, parler me fatigue. Plus je vais être fatigué, plus je vais bégayer. (Je simplifie, c’est un peu plus compliqué que ça) Plus je vais bégayer plus je vais vouloir contrôler, réfléchir à ce que je vais dire. Je vais fournir un effort plus important qui va donc me fatiguer et me faire davantage bégayer et ainsi de suite …

Le second cercle est celui du moral.

Quand je n’ai pas le moral, que je suis pas bien, que je viens d’apprendre une mauvaise nouvelle, je vais bégayer.

Ce bégaiement va à nouveau influencer mon moral.  

Quand j’ai des soucis plus on moins grave, je les garde en général pour moi. J’arrive à encaisser. En parler est dur puisque dans ce cas là je bégaierai. Pas grave me direz-vous mais dans ces situations mon bégaiement peut prendre la forme de véritables blocages. J’ai tendance à bien me connaître et donc éviter de parler. J’arrive maintenant peu à peu à me libérer de cette emprise du bégaiement et à me confier.  »Long est le chemin » comme dirait l’autre.

Ce qui me gêne vraiment c’est quand une personne proche me confie ces soucis, que je vais compatir, et donc bloquer.

Tous les mots que je voudraient dire pour le réconforter ne sortiront pas. Là aussi une fois de plus je ne peux être moi même. mais j’avance, je progresse. Ce sont des situations que peu à peu je maîtrise. je prends mon temps, je fais souvent le deuil de ne pas avoir pu parler comme je l’aurais voulu.

Combien de cercles infinis qui tournoient ainsi sans discontinuer sur eux mêmes et qui allongent ma peine ?

Ces deux cercles vicieux pourraient être une mauvaise chose. Mais ce sont des cercles et si un événement déclenche l’un alors l’autre aura une incidence sur l’un. En ce qui concerne le moral, il suffit donc de l’améliorer pour moins bégayer ce qui rendra meilleur le moral et ainsi de suite …

Mais comment améliorer le moral ? Tout simplement en profitant des choses simples. Prendre le temps d’observer, sourire quand on voit un couple d’amoureux se tenir la main, écouter le chant d’un oiseau, appeler un ami …

Toutes ces petites choses, tout ces petits bonheurs, ces petits plaisirs qui ne sont rien mais qui sont tellement …

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Une réponse à “double peine”

  1. Ninie dit :

    Encore un bien bel article ! intéressant ! merci encore de nous ouvrir ton monde

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