Archive de la catégorie ‘Poésie’

Ecrire c’est hurler en silence

Vendredi 23 avril 2010

Ecrire c'est hurler en silence dans je vous conseille maxi96004

Cette phrase le jour où je l’ai entendu, j’ai cru qu’elle avait été écrite pour moi.

Vous le savez j’écris. J’ai toujours aimé ça. C’est un besoin vital pour moi.

Je profite de cet article pour vous donner l’adresse de mon autre blog et je vous laisse avec un de mes textes … en toute simplicité

http://auryn.unblog.fr

Écrire 

Écrire pour laisser une trace

Une tache d’encre sur un buvard

Écrire

Pour éviter le pire

Pour se souvenir

Se libérer de ce sombre passé

Pour oublier, pour se rappeler

Écrire

Quand on arrive pas à dire

Écrire

Pour s’enfuir

Écrire …

Pour le plaisir

Écrire

Pour calmer la douleur

Écrire

Pour avoir moins peur

Imaginer de nouvelles couleurs

Écrire

Pour coucher la souffrance

Écrire

Pour lever l’espérance

Pour la délivrance

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un mot

Mercredi 11 mars 2009

un mot dans Poésie articlescrabble 

un dernier poème de cette jeune canadienne 

U N M O T 

C’est facile me dira-t-on,

De prononcer un mot. 

Pourtant, je n’y arrive point, 

Voilà le pire de mes maux. 

Voulant le faire sortir à tout prix, 

J’y mets tout mon coeur. 

Hélas, ce mot est timide. 

Il reste coincé et me crée des peurs. 

Je le tiens prisonnier dans une cage, 

Tel un oiseau réclamant la liberté. 

Celui-ci rêve de voler, 

Par-delà les nuages.

Apportant avec lui, 

L’essence de la vie.

Grâce à sa force inouïe,

Il s’accroche à ses rêves.

Tout en essayant de lui ouvrir les portes, 

En dedans de moi, je lui parle. 

Mais, il ne m’entend pas bien, 

Car il crie son chagrin. 

Il est toujours là,

Et puis soudain, plus rien.

Aucun sanglot, 

Aucun bruit ne me parvient. 

Profitant de ce répit, 

Je jette un coup d’oeil autour de moi.

En levant les yeux, 

Je croise un regard. 

Celui de mon interlocuteur, 

Fixant l’heure. 

Il attend avec impatience, 

Le mot, qui en moi, dort en silence. 

Celui-ci dormant profondément, 

Il m’est maintenant possible, 

De le faire sortir. 

Tranquillement, 

Avec beaucoup de précautions, 

Et ce, sans le réveiller, 

Je le fais glisser, 

Hors de ma pensée. 

Devant moi, 

Le visage de la personne, 

Passe de la neutralité, 

À la jovialité. 

Mon mot vient de jouer son rôle. 

Tous mes efforts, 

Ont été récompensés, 

Par ce regard de tranquillité.

Soudain, son expression change.

Je lis maintenant de l’angoisse. 

Celui-ci fixe maintenant le tapis par terre,

Tout en retrouvant son regard neutre d’hier. 

Son air angoissé, 

Fait surgir en moi des idées noires. 

C’est alors qu’il ouvre la bouche, 

Et…aucun son ne sort… 

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ma lutte

Mardi 10 mars 2009

Un autre poème … 

Ma lutte… ma lutte dans Poésie tortueluttersienx10809257

J’essaie de dire un compliment, 

Je bloque. 

Mais, je voudrais tellement, 

Ça m’choque. 

Un instant de panique, 

Loin d’être une lyrique, 

Pas moyen de m’amuser, 

Ça m’revient toujours à l’idée. 

Mon voeu le plus cher, 

Ce n’est pas la mer, 

Ni la colère, 

Ni la guerre. 

Rien qu’une baguette magique, 

Au bout de mes doigts. 

Ce serait fantastique! Mais…ce n’est pas pour moi. 

Un tourbillon de peur, 

Me paralyse. 

Une vague de terreur, 

S’empare de moi. 

Où est la lumière? 

Où est ma foi, 

Qui, auparavant, 

Semblait bien là? 

Un voile à l’extérieur, 

Une tempête à l’intérieur. 

Mais aussi une force acquise, 

Grâce aux moments de souffrances, 

Il faut qu’on s’le dise, 

Qui m’ont volé mon enfance. 

Mais, il reste toujours l’espoir, 

Telle une lueur dans le soir. 

Derrière ces ambitions, 

Qui ne sont que chimères, 

J’attends la guérison, 

Qui n’arrivera guère, 

Sans sueurs, 

Et sans travail. 

Mais que faire devant cette peur, 

Qui toujours m’assaille? 

Tous ces antagonismes, 

Toutes ces utopies, 

Me mènent au pessimisme, 

Et ça me détruit. 

Mission impossible, 

Ou infirmité? 

Rien n’est accessible, 

Sans volonté. 

Mauvaises expériences, 

Donc anticipation. 

Je tombe dans la démence, 

Sans raison. 

Est-ce de la défaillance? 

Bonne question! 

De la pure malchance, 

Je réponds. 

Attendant d’être compris, 

Je récoltais du mépris. 

Derrière des rires sarcastiques, 

Au lieu de la musique. 

Mais toute cette mélodie, 

Qui m’anéantit, 

Tous ces intempéries, 

C’est ma vie. 

Dans l’attente du triomphe, 

Du rejet des remous, 

Dans cette lutte acharnée, 

Je m’isole de tout. 

Dans mon gouffre embarré, 

À la recherche de la fluidité, 

Donnez-moi la clé, 

Et…j’ouvrirai… 

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Écoute-moi

Lundi 9 mars 2009

Écoute-moi  dans Poésie ecoute 

J’aurais voulu écrire ce texte. Il n’est pas de moi mais d’une jeune bègue canadienne.

Écoute-moi 

Tu me demandes de parler lentement, 

Et toi, 

Ne parles-tu pas sans empressement? 

Pourquoi, 

Prétends-tu savoir comment, 

Si tu n’es pas moi? 

Si seulement, 

Tes conseils produiraient des changements… 

Tu crois m’aider, 

En me rappelant, 

De prendre mon temps. 

Mais tu ne fais rien pour m’encourager. 

Alors, à quoi bon, 

Tous ces conseils, 

Si tous mes sons, 

Te blessent les oreilles? 

Ton attention se pose, 

Non pas sur mes propos, 

Mais sur la manière, 

Dont je les dis. 

N’ai-je pas le droit, 

Moi aussi, 

À l’écoute gratuite, 

Comme n’importe qui? 

Tes propos sont bien dits, 

Les miens sont éphémères. 

Ton débit est constant, 

Le mien est saccadé. 

Mais en prenant le temps, 

Pour bien y penser, 

N’ai-je pas plus de fierté que toi, 

Quand mon discours est bien compris? 

Tu me demandes de bien articuler, 

Quand toi, tu escamotes des mots. 

Tu me dis qu’il faut penser, 

Avant de parler, 

Alors que toi, 

Tu t’exprimes très spontanément, 

Chose que je ne fais pas. 

Alors pourquoi me le rappeler? 

Tu me dis de faire attention, 

En prenant une grande respiration, 

Avant de parler. 

Et toi, 

Perds-tu ton temps à faire cela? 

Sûrement pas! 

Alors pourquoi exiger des choses, 

Que tu n’appliques même pas? 

En me donnant tous ces conseils, 

Tu te convaincs de ton désir d’aider. 

Mais pour moi, ça ne signifie qu’une chose : 

Tu ne peux m’accepter, 

Avec ce défaut, loin d’être rose. 

Alors si tu te reconnais, 

S’il te plaît, 

Écoute bien ce qui suit : 

On pardonne, 

À une personne qui a péché. 

On console, 

Quelqu’un qui est triste et déprimé. 

On tend la main, 

À une personne handicapée. 

Alors pourquoi ne pas écouter, 

Les gens qui ont peine à s’exprimer? 

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