les enfants

13 juillet 2010

Je suis en ce moment en plein stage bégaiement. Je pourrai faire un article pour vous en parler mais je préfère attendre, prendre un peu de recul. Je vous parlerai donc des enfants.

J’ai toujours eu un bon contact avec les enfants. Je pensais que c’était en grande partie parce qu’avec eux je ne bégaie pas. Je croyais que cela était commun aux bègues. En discutant avec d’autres bègues, je me suis vraiment rendu compte qu’il était difficile de faire des généralités. Certains vont même bégayer en parlant à un animal.  

Pour en revenir aux enfants, je pense que ce qui m’aide vraiment à ne pas bégayer quand je suis avec eux est le fait que je peux être naturel. Je crains beaucoup moins leur regard. La forme de langage utilisé n’est pas la même non plus. Je suis beaucoup plus dans le jeu, dans la complicité. Lire une histoire à des enfants ne me dérangera pas. J’ai plus de réticence à le faire avec des adultes (même si j’avance beaucoup de ce côté là).

Quand je suis avec eux, je ressens vraiment mon envie de parler et c’est un rare moment où je peux l’assouvir. J’espère qu’un jour je pourrai en avoir et discuter avec eux au quotidien. Je suis sûr que ce sera un nouveau pas important vers le non bégaiement. Et si mon enfant est bègue (je n’en fais pas une obsession mais malgrès tout j’y pense), je sais que je ne me reprocherai rien et que je serai là, à son écoute et que je ferai tout pour l’aider.

Et si ?

7 juillet 2010

Et si ? troissinges

Je me faisais la réflexion quand je préparais l’article sur le téléphone. (Ne le cherchez pas, j’ai encore des modifications à faire avant de le mettre en ligne emoticone )

Pourquoi une personne bègue redoute tant le téléphone ?

Pourtant ça devrait être bien plus facile. Il n’y a pas de contact visuel avec la personne, pas de gêne quand on nous regarde bloquer sur un mot. Ici tout peut se dissimuler bien plus facilement.

Il semblerait que nous ayons besoin de ce contact malgré tout. Quand on ne voit pas la personne, on ne sait pas si elle nous écoute attentivement ou si elle se refait les ongles, lit son courrier …

Et si …. nous qui aimons tant parler alors que nous avons tant de difficultés à le faire avions juste besoin de nous sentir écouter ? 

 Je le ressens quand une personne ne m’écoute pas, je vais davantage bégayer. Comme si c’était un moyen pour attirer son attention, une manière de dire « coucou, je suis là, j’existe et je te parle »

Souvenez-vous le bégaiement est avant tout un trouble de la communication. Ne pas pouvoir communiquer comme je le souhaiterai est une grande frustration. Alors quand malgré tout je tente d’établir cette communication et que la personne en face (ou à l’autre bout du téléphone), ne m’écoute pas , le bégaiement va vite tenter de reprendre le dessus.

le bégaiement : un immense iceberg

6 juillet 2010

le bégaiement : un immense iceberg iceberg01

Bientôt 2 ans que je vous propose au fil de mes articles d’en savoir plus sur le bégaiement.

Vous imaginiez tout ça avant de me lire ?

Vous représentiez-vous tout ce qui vous était caché ? 

Le bégaiement est un immense iceberg dont vous connaissez à présent une surface plus grande mais il vous reste tellement à découvrir.

Je pense que nous sommes ensemble pour de longues années. J’ai encore tellement à vous dire, tellement à partager.

Sans compter que de mon côté, mes connaissances s’enrichissent au fil des jours. Vous allez devoir me supporter encore longtemps emoticone

J’ai de nombreux articles en préparation. Si des questions vous taraudent, si votre curiosité est titillée par certains aspects du bégaiement, si vous voulez que je parle de telle ou telle chose, n’hésitez pas à me le dire. 

Merci de votre présence emoticone

même pas drôle

6 juillet 2010

 même pas drôle dans blagues sur les bègues lerireestlepropredelhommerabelaisgargantuacourtdurire

Dans plusieurs de mes articles, il y a des blagues sur les bègues. Je me suis demandé un temps si je devais, si je pouvais en mettre. De mon côté j’accepte la plaisanterie mais peut-être que d’autre personnes bègues (ou non bègues) se sentiraient choquées voire blessées. J’ai finalement décidé de ne pas me l’interdire (après tout c’est mon blog Langue) Il y a suffisamment de préjugés comme ça sans qu’en plus je me limite quand je parle de bégaiement.

 

Mais pourquoi donc mettre des blagues sur les bègues ? Par volonté de rire de moi-même et de dédramatiser la situation ?

Pour montrer que ça ne m’atteint pas, que je suis au delà de ça ?

Avant tout parce que ça me fait vraiment rire. Parce que les personnes qui sont décrites dans ces blagues sont des caricatures. Parce que j’ai l’impression que l’on parle de totalement une autre personne.

 Quand le pirate dans Astérix, se met à bégayer parce que les gaulois arrivent (les gau-gau, les gau-gau Sourire) je rigole et pas un instant ça me renvoie à mon bégaiement.

Je ne me sens pas visé. Parce que l’on rigole du bégaiement et non de la personne bègue.

Là est toutes la différence entre des blagues qui font sourire et des moqueries comme il peut y en avoir dans les cours d’école ou hélas dans la vie de tous les jours. Les gens sont souvent blessants, la plupart du temps parce qu’ils ne se représentent pas la souffrance cachée qu’il peut y avoir derrière …

Envoyez moi les donc que je leur explique emoticone

Je vous laisse sur une petite blague qui m’a à nouveau fait sourire. emoticone

 

Un gars rencontre son ami qui est bègue:
- Dis donc t’as pas l’air jouasse ?
- Sa, tu, tu ne, peu, peux pa, pas sa, savoi, savoir ce qui, ma, mari, m’arrive !
- Comment ça ? Tu as des problèmes ? Je peux t’aider ?
- Non mer, non merci, tu, tu es sain, sympa, mé, mais il fo, faut que je te ra, racon, raconte ! tu tu tu sais qu que ma bé belle-mère a a habite ché, chez moi…
- Effectivement ! C’est une sacré tuile ! Je te plains mon pauvre vieux!
- Alors la se, semé… semaine dé der… dernière nou, nous re, regar… regardions la té télé a avec ma fa… femme et mon ch… chien Guismo et ma bé… belle-mère. À un, à un mo… à un moment, je re, re-gar, regarde gui, Guismo. Il é, était en train de, de pas, passer sa, sa pa, patte de der… patte de derrière d-d-dans s-s-son oreille. Alors je, je dis à, à ma bé… belle-mère : ‘B-b-belle ma-man, vous né, n’êtes pa, pas ca… ca-pa, capable de fé… de de faire la, la mé… la même chose ?
- Et c’est pour ça que vous vous êtes fachés?
- Oui, p-p-par, parce que le, le temps que je, je le di, le dise ce q-q-que j-j-j-e viens d-d-de t-t-te dire, Gui-Guismo sé, s’était mis a, à se lé, lécher le derrière !

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